AP19
LES HAUTS
PLATEAUX
DU YUNNAN
Montagnes escarpées, vallées profondes, les hauts plateaux du Yunnan offrent des paysages renversants souvent inaccessibles au commun des mortels. Ici, le ciel semble plus proche et l’air plus vif. Les conditions souvent rudes imposent le respect. Le dialogue avec la nature est permanent, une leçon d’humilité à ne pas négliger. Solidarité et traditions rythment la vie quotidienne de communautés résilientes qui se sont adaptées au climat et à l’isolement de ces environnements exigeants. Un échange avec la montagne et les dieux où l’harmonie et la spiritualité occupent une place essentielle.
« Là où le ciel touche la terre,
les prières se font plus légères. »
Attraper les nuages en élevant simplement le bras, l’humidité glisse entre les doigts. Le souffle court, avancer devient plus pesant pour un organisme insuffisamment oxygéné. Le froid s’infiltre et je commence à être transi. Heureusement, l’ambiance tibétaine est ensorceleuse.
Je désire effleurer du regard les sommets enneigés, contempler leurs robes blanches se couvrir d’or grâce aux photons d’un soleil levant. Leur majesté se fait souvent désirer, les jours passent, le ciel semble définitivement affalé sur les montagnes à ne rien vouloir dévoiler. La distance qui nous sépare des monts Meili ne représente plus qu’une enjambée de yéti, son pic Kawagebo (6740m) encore vierge, a choisi de rester dissimulé. Ici, la météo est réputée capricieuse. Je ne rapporterai pas de clichés de cette montagne sacrée.
Le temps imparti s’est consumé. Il faut revenir à la vieille ville de Zhongdian, autrefois carrefour commercial stratégique entre le Tibet, le Yunnan et le Sichuan. Un point de transit pour le thé, le sel et le bétail en direction des grandes villes chinoises. La ville a été renommée Shangri-La en 2001, une référence au roman Lost Horizon de l’écrivain britannique James Hilton (1900-1954) qui évoque un paradis secret niché au cœur de l’Himalaya.
À 3380 mètres d’altitude, se dresse le monastère de Songzanlin avec ses toits dorés et ses murs ocre rouge. Surnommé le « Petit Potala », il semble flotter hors du temps depuis le XVIIe siècle, tel un navire immobile échoué sur les hauteurs. Aux confins des monts Hengduan et des vallées du Yangtsé supérieur, le vent affole les drapeaux et porte les prières murmurées bien au-delà des limites du plateau.
Attraper les nuages en élevant simplement le bras, l’humidité glisse entre les doigts. Le souffle court, avancer devient plus pesant pour un organisme insuffisamment oxygéné. Le froid s’infiltre et je commence à être transi. Heureusement, l’ambiance tibétaine est ensorceleuse.
Je désire effleurer du regard les sommets enneigés, contempler leurs robes blanches se couvrir d’or grâce aux photons d’un soleil levant. Leur majesté se fait souvent désirer, les jours passent, le ciel semble définitivement affalé sur les montagnes à ne rien vouloir dévoiler. La distance qui nous sépare des monts Meili ne représente plus qu’une enjambée de yéti, son pic Kawagebo (6740m) encore vierge, a choisi de rester dissimulé. Ici, la météo est réputée capricieuse. Je ne rapporterai pas de clichés de cette montagne sacrée. Le temps imparti s’est consumé. Il faut revenir à la vieille ville de Zhongdian, autrefois carrefour commercial stratégique entre le Tibet, le Yunnan et le Sichuan. Un point de transit pour le thé, le sel et le bétail en direction des grandes villes chinoises.
La ville a été renommée Shangri-La en 2001, une référence au roman Lost Horizon de l’écrivain britannique James Hilton (1900-1954) qui évoque un paradis secret niché au cœur de l’Himalaya.
À 3380 mètres d’altitude, se dresse le monastère de Songzanlin avec ses toits dorés et ses murs ocre rouge. Surnommé le « Petit Potala », il semble flotter hors du temps depuis le XVIIe siècle, tel un navire immobile échoué sur les hauteurs. Aux confins des monts Hengduan et des vallées du Yangtsé supérieur, le vent affole les drapeaux et porte les prières murmurées bien au-delà des limites du plateau.
Carte
Plateau de Hengduan.
« Les nuages s’étirent sur les montagnes,
et dans leur danse, le temps semble suspendu. »
Drapeaux de prières – Plateau de Hengduan.
MONASTÈRE
SONGZANLIN
« Le petit Potala »
Monastère Songzanlin.
Monastère Songzanlin.
Monastère Songzanlin.
« On ne devient pas sage en visitant des temples,
mais en observant le souffle et l’esprit avec clarté. »
Mahasi Sayadaw
Moine bouddhiste. (1904-1982)
Monastère Songzanlin – Fresques.
Monastère Songzanlin – Fresques.
Monastère Songzanlin – moulin à prières bouddhiste.
Monastère Songzanlin – Drapeaux de prières.
Temple Zhongdian Sutra – Da Gui Shang.
TEMPLE
ZHONGDIAN SUTRA
« Un temple n’est pas seulement un bâtiment,
c’est l’espace où le cœur pratique la compassion et la présence. »
Thich Nhat Hanh
Moine bouddhiste. (1926-2022)
Temple Zhongdian Sutra – Da Gui Shang – plus grand moulin à prières tibétain au monde.
« Sous le toit d’un temple bouddhiste, même le vent semble méditer »
ville de zigengxiang, rivière Jinsha, pont ville de Benzilanzhen.
COURS SUPÉRIEUR
DU FLEUVE YANGTSÉ
« Le grand fleuve s’en va vers l’est,
ses vagues ont emporté les figures illustres des âges passés. »
Su Shi
Poète, calligraphe, peintre. (1037-1101)
rivière Jinsha, Meili. Snow mountain national park.
« J’habite à la tête du Yangtsé, tu habites à son embouchure.
Chaque jour je pense à toi sans te voir, mais nous buvons la même eau du fleuve. »
Li Zhiyi
Poète. (1048–1127)
ville de zigengxiang, rivière Jinsha – pont, ville de Benzilanzhen.
Rivière Jinsha, pont ville de Benzilanzhen.
Chaine montagneuse. Sommet Shanzidou 5596 mètres.
LA MONTAGNE
DU DRAGON DE JADE
« La route de Shu est plus difficile à gravir que le ciel lui-même. »
Li Bai
Poète. (701-462)
Shu, désigne une ancienne région de la Chine situé dans l’actuelle province du Sichuan.
« De la vallée, on voit de grandes choses.
Du sommet du pic, on n’en voit que de petites. »
Gilbert Keith Chesterton
Écrivain, poète. (1874-1936)
Massif montagneux du Yulong Xue Shan.
« Ce n’est pas la hauteur de la montagne qu’il faut craindre,
mais la faiblesse des jambes. »
Proverbe populaire chinois
calcaire sédimentaire broyé.
Gorges du saut du tigre.
LES GORGES
DU SAUT DU TIGRE
Le Jinsha dans les Gorges du Saut du tigre.
« Là-haut, sur le cours supérieur du Yang-tsé, le fleuve n’est pas encore ce fleuve : il n’est qu’un tumulte, un grondement, une jeunesse d’eaux heurtées, bondissantes, contenues par les montagnes qui l’étreignent. »
Victor Segalen
Médecin de la marine, romancier, poète, ethnographe, sinologue. (1878-1919)
Gorges du saut du tigre.
Asie Pacifique
AP01 – Le delta du Mékong.
AP02 – Bagan, la plaine des temples.
AP03 – Lac Inle, au cœur du Myanmar.
AP04 – Sri Lanka, une nature généreuse.
AP05 – Le Shekhawati et ses havelis.
AP06 – Bundi, authenticité et douceur de vivre.
AP07 – Paysages Indonésiens.
AP08 – Fascinant Rajasthan.
AP09 – Naoshima et l’art comptemporain
AP10 – Japon, finesse culturelle.
AP11 – Japon, les esprits de la montagne.
AP12 – Le Sulawesi, le pays Toraja.
AP13 – Sulawesi, combats de coqs.
AP14 – Sulawesi, Mangrara Banua.
AP15 – Hong Kong, la trépidante.
AP16 – Royaume fantastique.
AP17 – Rivière Li, la poétique.
AP18 – Voyage spatio-temporel.
AP19 – Les hauts plateaux du Yunnan.