AF04

Madagascar
périple malgache

À la découverte d’une terre de contrastes, des Tsingy du nord en passant par la mythique route nationale 7.

mada 2560 06 Madagascar,Tsingy,Tulear
Orpailleueses en herbe
Un moment de détente.

Maradagascar est une terre de contrastes, aussi bien par sa géologie et minéralogie, que par sa faune et flore endémiques d’une richesse incroyable. Prendre la route, c’est traverser des forêts humides, des zones désertiques, des hauts plateaux, des rizières et aborder des plages de sable blanc bordées de lagons turquoise. Des ciels azur, des terres rouges, ocre ou terre de sienne, une végétation de vert tendre ou intense, c’est un nuancier où chaque couleur Pantone trouve sa place.

Carte

La vie du haut plateau central
Habitants vers Ambatolampy – Cuisine Zafimaniry.

La fabrique de cocottes en alu

Les fonderies d’Ambatolampy

L’art du recyclage

À 70 km d’Antananarivo, sur les hautes terres centrales, se situe le haut lieu de la fabrication artisanale des marmites en aluminium. Vulcain a développé ses franchises et de nombreuses forges et fonderies se sont installées dans une des villes les plus fraîches du pays Merina, histoire de tempérer ses ardeurs.

Dans une vaste cour se trouvent pêle-mêle sur le sol carcasses de mobylettes, moteurs désossés, jantes, canettes et autres objets métalliques. Deux ouvriers s’activent et réalisent un tri sélectif des divers métaux. Ils déboulonnent, démontent chaque pièce à la recherche de la précieuse matière première pour la réalisation des fameuses marmites. Sur des fours en briques alimentés par du charbon de bois, l’aluminium sera porté à 660° pour le séparer de ses impuretés. Ce métal en fusion sera ensuite coulé dans un moule perdu : à usage unique. Une empreinte d’un modèle existant est réalisée à base de sable fin et de poussière de charbon. Une sorte de négatif en trois dimensions. En quelques minutes et dans un contexte loin des standards occidentaux de conditions de travail, les artisans réalisent avec une dextérité, de la débrouille et un savoir-faire surprenant les fameuses cocottes qui trouvent une place si prépondérante dans l’ensemble des foyers malgaches.

mada 2560 21 Madagascar,Tsingy,Tulear
Travail à haut risque
Métal en fusion et particules fines.

Orpaillage artisanal

Complément de subsistance

Sols aurifères

Proche de la rivière Onive, des cultivateurs pratiquent une activité d’orpaillage artisanale. Toute la famille est mise à contribution. Des plus jeunes aux plus anciens, on creuse , tamise. Angady (bêche traditionnelle malgache), seaux et tamis virevoltent dans une activité frénétique à la recherche du moindre gramme d’or. Moyen de subsistance en complément des activités traditionnelles dans ces périodes économiques extrêmement difficiles.

Orpailleurs
Activité d’orpaillage artisanale.

Comme on peut le constater, ces travaux d’extraction à ciel ouvert se font avec des moyens sommaires. Cette activité à tendance à se développer, au-delà des problèmes environnementaux et de certaines conséquences néfastes, la difficulté de subsistance n’est pas étrangère à ce phénomène.

Travail en famille
Enfants sur le site.

Fabrication de papier

Papier sacré des Antemoro

Origine du papier

La naissance du papier est attribuée à un dignitaire chinois, en 105 après JC, avant d’arriver plus tard au japon vers le VIe siècle, puis dans le monde arabe vers 751. Il est d’abord fabriqué à partir d’un mélange de tissus usagé et d’écorce. Les Japonais ont de leur côté développé une pâte à partir de fibre de mûrier. D’autres fibres végétales seront par la suite utilisées. Le papier arrivera en Europe bien plus tard vers le XIe siècle. On s’aperçoit que toute grande civilisation s’est développée grâce à la transmission du savoir et le papier en a été le véritable vecteur.

Le papier est un véritable support émotionnel. Aussi bien par les mots déposés à sa surface, que par la sensualité que dégagent les papiers artisanaux, traditionnels et/ou artistiques. Comment ne pas être sensible à la texture, à la main du papier (souplesse, nervosité, douceur, etc.), au plaisir des fibres entremêlées, à son grammage et à sa transparence. Chaque support apporte ses caractéristiques, ses qualités, la fluidité d’une écriture ou le résultat d’une impression en dépendra réellement. Souvent confronté au plaisir de ces décisions, visiter une fabrique artisanale de papier Antemoro s’imposait.

La parenté entre le Swahili, langue officielle de nombreux pays de l’Est africains, et le Comorien qui tous les deux, on fait de nombreux emprunts à l’Arabe, a favorisé les échanges. On mentionne donc une écriture Arabico-Malgache pour les textes sacrés dont ce papier était le support.

mada 2560 40 Madagascar,Tsingy,Tulear
Papier antemoro
Feuilles vierges, conservation.

On estime l’origine de ce papier traditionnel vers le XIIe ou XIIIe siècle. Ambalavao est le haut lieu de sa fabrication ainsi que Fianarantsoa et par la suite Antananarivo. Ce papier né du pouvoir des mots procurait à ce support un caractère surnaturel et sacré. Avec la colonisation, une première fabrique a vu le jour. Tout en restant de fabrication traditionnelle, mais semi-industrialisé, le papier a tendu à une désacralisation. Depuis, divers ateliers se sont implantés et diversifiés. L’inclusion de fleurs dans le papier s’est répandue et maintenant il est davantage décoratif qu’utilitaire. Pour ma part, j’éprouve beaucoup plus d’émotion à admirer une large feuille vierge.

Procédé de fabrication

L’écorce d’Avoha est la matière première pour la réalisation de la pâte de ce papier. Cet arbuste de la région sud-est de Madagascar est proche des propriétés du mûrier. Les fibres riches en tanin sont mises à bouillir avec de la soude caustique, puis martelées à l’aide de maillets ou d’un pilon dans un mortier afin d’obtenir une pâte. Cette bouillie diluée dans de l’eau, afin de l’homogénéiser, sera étendue sur un tamis immergé. L’eau sera évacuée, puis le tamis ou la pâte s’est déposée sera exposé au soleil pour le séchage. Après environ une demi-journée d’exposition, la feuille sera sèche et prête à être détachée de son tamis.

Un travail ancestral
Processus de fabrication du papier.

La route vers le sud

Les hautes Terres

Communauté Zafinamiry

Après quelques heures de marche sous un temps couvert et parfois menaçant, nous voilà en vue du village. Un dernier effort sur ce chemin étroit et nous serons à destination. Pour fuir des conflits entre royaumes au XVIIIe siècle, la communauté Zafimaniry a trouvé refuge et subsistance dans les régions boisées et reculées du sud-est de l’île.

Peut-être de filiation Betsileo avec qui ils partagent 90 % de leurs dialectes, le peuple Zafimaniry a perpétué un savoir-faire dans le travail du bois. Cet héritage démontre le rôle essentiel de ce matériau dans le quotidien, aussi bien dans la construction, la sculpture et les objets. Les motifs géométriques utilisés symbolisent la vie communautaire et les liens familiaux. Peuple forestier, éloigné des routes commerciales, les Zafiraminy ont conservé une économie et des traditions très proches de l’ancienne civilisation des Hautes Terres.

Construction Zafimaniry
Fenêtres ouvragées et grenier traditionnel.

En pays Betsileo

Sur les hauts plateaux du centre de Madagascar la terre est rouge ; elle contraste fortement avec le vert éclatant de la végétation et le vert tendre des rizières en espaliers. Cette région située dans des altitudes comprises entre 800 et 2 000 m est la plus fraîche du pays. Les maisons en terre crue aux toits de chaume ou en briques rouges sont typiques de l’architecture de la région.

Tana Tulear 2560 A08 Madagascar,Tsingy,Tulear
Tana Tulear 2560 A03 Madagascar,Tsingy,Tulear
Paysages des Hautes terres
Rizières en espaliers – Construction Betsileo en terre crue et toit de chaume.

Les collines se succèdent, les kilomètres qui nous séparent de la capitale du pays Betsileo fondée par la reine Ranavalona en 1831 « Fianarantsoa » défilent.

mada 2560 12 Madagascar,Tsingy,Tulear
Maison traditionnelle des hauts plateaux
Période des foins et recyclage des sacs.

Dans la région verdoyante de l’île que nous venons de traverser nous nous sommes souvent attardés sur les marchés. Dans des ambiances animées, au milieu d’étals colorés nous avons pris le temps de flâner à la découverte de fruits et légumes locaux. Antsirabe (l’un des plus grand) et bien d’autres auront été un plaisir pour les yeux. En cette période de janvier, nous sommes en pleine saison des litchis, ils se trouvent par bouquets sur les étals. Le climat de cette région permet la culture d’une incroyable diversité de fruits et légumes. Une véritable aventure gustative, explosion de saveurs et découverte de textures.

Arrêt sur la RN7
Enfant, marché d’Antsirabe – Plaisir d’une bière – Emplette de fruits.

Massif de l’Isalo

Citadelle de grès taillé par l’érosion

Dans ces régions plus désertiques, l’herbe devient savane. À la nuit tombante, les grés érodés de la période du jurassique laissent place à un bestiaire dinosaurien. Les monts de l’Isalo se découpent en de multiples formes, ce territoire devient fascinant et inquiétant. Ce décor d’un autre temps, avec ses canyons et ses étendues herbeuses s’étend sur plus de 80 000 hectares.

Nous rentrons en territoire Bara. Les hautes falaises avec leurs anfractuosités abritent les sépultures de ces éleveurs. D’origine bantoue, ces pasteurs nomades vouent une admiration à leurs élevages de Zébu. Le vol de bétail est un rite de passage à l’âge adulte. Les jeunes Bara, par cet acte, démontrent leur bravoure. Farouches guerriers, très indépendants, ils sont craints par l’ensemble des autres ethnies. Malheureusement, le vol de zébu est maintenant devenu un phénomène de société dépassant le cadre ethnique ; et parfois il déstabilise et insécurise la région.

Tana Tulear 2560 A01 Madagascar,Tsingy,Tulear
Massif de l’Isalo
Coucher de soleil.

Sur les pistes et à travers champs

Les attelages de boeufs

Depuis le XVIIe siècle les dynasties du sud et de l’ouest malgache se sont étroitement développées autour d’une relation particulière avec les bovidés.

mada 2560 17 Madagascar,Tsingy,Tulear
Sur la route vers le lac Andraikiba
Les foins – Retour d’école.

La riziculture Malgache

La rizière irriguée

Le riz joue un rôle majeur dans l’alimentation malgache. Le riz a toutes les sauces. Il est également le moteur du développement économique de la quatrième île mondiale par sa superficie. Descendant de migrants originaires de Bornéo entre le III et Xe siècles les populations des hauts plateaux en sont les principaux producteurs.

De cultures en espaliers à flanc de versant en passant par un puzzle géométrique de parcelles en plaine, les variétés des paysages rizicoles de Madagascar ne manquent pas. La pluviométrie des hautes régions centrales en favorise le développement. Les sols bourbeux exigent un travail harassant et exténuant pour les cultivateurs et les bêtes. Sous un soleil de plomb, les corps courbés, les riziculteurs repiquent les plants et préparent les parcelles.

mada 2560 37 Madagascar,Tsingy,Tulear
Les cultivateurs
Préparation du sol et repiquage des plants de riz.

ZE train

HFianarantsoa – Manakara

A bord pour une durée non déterminée

Exploitée par la FCE, la ligne de chemin de fer qui dessert Fianarantsoa à Manakara a été construite entre 1926 et 1936 afin de désenclaver et exporter les produits agricoles de cette vallée fertile vers l’Europe. Longue de 163 km elle est le cordon ombilical de la région et contribue à la survie de nombreux villages non desservis par le réseau routier.

Ce matin en gare de Fianarantsoa, l’agitation n’est pas à son comble, acheter un billet pour Manakara est assez rapide. Toujours prévoir un peu de retard, c’est peu dire, car les heures peuvent s’écouler, souvent dans une ambiance assez bon enfant. Les habitués de la ligne savent prendre leur mal en patience. Il est vrai qu’une seule locomotive est en activité. Cette vieille dame de fer à maintenant de nombreux maux, pannes de soupapes et autres. Sous ce climat chaud et humide, le matériel souffre et sa durée de vie est poussée à la limite. Par chance, aujourd’hui, madame a oublié rapidement ses courbatures matinales. Cela n’occasionnera qu’une petite heure de retard.sur le départ initial, presque un exploit.

mada 2560 31B Madagascar,Tsingy,Tulear
Le trajet vers Manakara
De nombreuses pauses et incidents.

Un voyage dans le voyage

La ligne relie le centre de l’île à l’océan indien et traverse dix-sept villages. Cela occasionne de nombreux arrêts. Lors de ces pauses, plus ou moins longues suivant les chargements et déchargements, le train est littéralement pris d’assaut par les vendeurs ambulants. Tout le monde se bouscule. Les passages deux fois par semaine du train attirent autant les curieux, que les vendeurs, pour qui cette ligne est source de survie. Difficile de résister aux superbes et délicieux litchis de la région. Nous qui étions partis un peu les mains dans les poches, sans prévoir de quoi nous alimenter, avons vu fondre nos inquiétudes lors de ce premier arrêt. Litchis, bananes, beignets et parfois de superbes écrevisses sont proposés, impossible de résister et de ne pas se restaurer.

mada 2560 66 Madagascar,Tsingy,Tulear
Dernières vérifications
La seule locomotive de la ligne.

Le train zigzague au milieu de vallées verdoyantes, de rizières, de forêts tropicales. Les traversées de ponts et de tunnels s’enchaînent, au total plus d’une centaine. Il n’est pas rare de se retrouver bloqué dans un passage souterrain ou au milieu de nulle part pendant plusieurs dizaines de minutes. Chargement ou déchargement de bois et matériaux de construction obligent. La patience et la fatalité sont des qualités nécessaires pour apprécier ses pauses plus ou moins longues.

De nombreux arrêts
Les possibilités de se restaurer ne manquent pas.

Dix heures plus tard, nous voilà au niveau de la mer et proches de notre arrivée en gare de Manakara. Nous avons traversé de superbes paysages . Ce trajet est une aventure en soi. Une belle découverte de la vie locale et de superbes souvenirs à mettre à l’actif de notre périple malgache. Maintenant, avec impatience, nous ne cachons pas notre plaisir de partir découvrir la ville et celui de nous dégourdir les jambes.

mada 2560 22 Madagascar,Tsingy,Tulear
Comme une coiffe
En gare lors des nombreux arrêts pour Manakara.

Tulear et anakao

Les pêcheurs Vezos

La fin du nomadisme

Initiés à la pêche dès leur plus jeune âge. Ils caressent la surface de l’eau, plongent et deviennent poisson. L’eau, le sable, le vent sur cette côte aride et désertique est leur univers. Sur leurs pirogues à balancier en bois léger et voile carrée, ces princes du lagon turquoise ou émeraude naviguaient au temps du nomadisme tout au long de la côte ouest malgache. Partir sur l’océan, bivouaquer dans les criques, côtoyer les esprits, suivre les bancs de poissons, tel était la vie des Vezos.

Très proche du littoral de cette côte s’étend l’un des plus grands récifs coralliens au monde. Cet écosystème abrite une fantastique biodiversité marine. Avec leurs techniques de pêche traditionnelles les Vezos ont profité pleinement de l’abondance et de la diversité de cette ressource naturelle pour se nourrir, avec le respect de ne jamais prélever plus que de nécessité.

Pêcheurs Vezos
Réparation des filets.

Aujourd’hui, la majeure partie de la population s’est sédentarisée dans la région qui s’étend de Morombe à Tuléar. Des huttes de bois ont vu le jour dans les dunes de sable tout le long de cette côte. Anakao en est le principal village. Mais le soleil sans compassion torture le reliquat de végétation et l’accès à l’eau potable est compliqué pour de nombreux Vezos. L’importante croissance démographique et la forte demande de ressource halieutique ont donné lieu à une pêche commerciale impliquant une surexploitation du lagon, fragilisant l’équilibre écologique, au risque de modifier la pérennité du style de vie du peuple Vezo.

mada 2560 36 Madagascar,Tsingy,Tulear
Petit lézard
Lézard à queue épineuse.

Les mystérieux Tsingy

Les Tsingy de l’Ankarana

Le trajet

Aux premières heures du jour, nous voilà en route vers les Tsingy de l’Ankarana et le soleil darde déjà de ses rayons brûlants. L’asphalte sous ces latitudes souffre de déformations. La route est autant cabossée que les cabosses des cacaoyers qui nous entourent. Le trinitano, le foarastero et le criollo ne sont pas des pas de danses que la voiture répète inlassablement sur cette piste bitumée ; mais bien les noms des différentes fèves cultivées dans la région. Inconditionnels de chocolat, nous prenons le temps de découvrir ces plantations où les cabosses arborent différentes pigmentations qui vont du rouge au jaune, passant par tout un nuancier chatoyant, certaines plus délurées ont opté pour des couleurs complémentaires de vert strié de rose. Nous poursuivons notre route et dans la fournaise de notre habitacle, fenêtres ouvertes nous avalons les kilomètres qui nous séparent de ses fameux Tsingy.

Vaste étendue calcaire

Situés à environ cent kilomètres de Diégo Suarez, les tsingy sont de vastes étendues calcaires, composées de roches friables, de coraux et de coquillages fossilisés. Creusées par l’érosion elles ont l’allure de labyrinthes impénétrables et peu accueillants. Avec de nombreuses plantes épineuses, la végétation qui s’y est développée n’est pas plus engageante.

Sous ce ciel bleu azur, dense comme une mer inversée, Icare ne pourrait prendre son envol depuis ce dédale de pierres acérées. Une entrée dans un univers mystique peuplé de créatures imaginaires. Difficile de marcher, de progresser à travers ses concrétions affilées comme des millions de tridents pointés vers le ciel. Poséidon dans une crise de désespoir a rétrocédé à Hadès, maître des enfers, ce site inhospitalier arraché à la mer. Mais, ses curiosités peu communes suscitent véritablement la fascination et libèrent l’imaginaire. Pour ceux qui souhaite s’aventurer au plus profond de cet univers quasi inaccessible les découvertes ne manqueront pas. Est-il possible d’en revenir ?

mada 2560 47 Madagascar,Tsingy,Tulear
mada 2560 45 Madagascar,Tsingy,Tulear
Plante épineuse dans les Tsingy
Les Tsingy aux formes aiguisées.

FIN

Tana Tulear 2560 A10 Madagascar,Tsingy,Tulear
Tana Tlear 2560 B09 Madagascar,Tsingy,Tulear
Tana Tulear 2560 A11 Madagascar,Tsingy,Tulear

AFRIQUE

AF01Stone Town le labyrinthe des ruelles.
AF02Le port de Stone Town.
AF03Royaume Antémoro.
AF04 – Périple malgache.